
| Ils sont fous ces Gaulois ils me tirent dessus ! |
GARGANTUA
"Je suis Gargantua, le bon géant, je parcours
la France à grands pas.
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Un jour, je me suis arrêté dans une très belle région dont le plus
gros bourg était Langogne. Promenant sur la vieille route grecque qui, du Rhône, partait à l’assaut des montagnes cévenoles, j’ai joué aux « palets » tout au long du chemin, en les lançants au hasard. C’est pourquoi, aujourd’hui, de gros dolmens parsèment ce paysage. |
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| Mes pas devenaient lourds, à force de marcher de contrée en contrée,
la boue s’était accumulée sous mes souliers. Je décidais de faire une pose, je
quittais mes savates, les tapaient l’une contre l’autre et hop! toute la boue
s’en est allée. Et tu sais quoi ! Maintenant la montagne qui s’est formée, ils l’appellent le Mont Lozère. |
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Continuant ma vadrouille, soudain, devant moi apparue la forêt de Mercoire, si belle, si grande, préservant une faune et flore très riche. J’en fis longuement le tour pour profiter des parfums que dégagent les sous bois et me reposer dans ce coin de paradis. | |
| La soif me réveilla et je partis à la recherche d’une rivière. Devant moi s’étendait le Chapeauroux au milieu d’une vallée verdoyante, je bus de grandes gorgées de cette eau fraîche et claire. | ||
| Un peu plus loin, je regardais les truites et les saumons qui dansaient
dans la rivière Allier. Ces beaux saumons qui
remontent la rivière, pour mettre au monde leurs progénitures, animent la rivière par
leurs sauts. Voulant en attraper quelques-uns, je me suis coupé le bout du doigt contre un gros bloc de granit. Aïe ! Aïe ! Aïe ! tout mon sang s’en est allé… Une goutte par-ci, une goutte par-là et hop ! maintenant la terre de la rive gauche de l’Allier, de Langogne à Alleyras, est devenue toute rouge, pour toujours. |
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| Les Langonais et les gens des alentours vivaient sous le contrôle d’un monastère bénédictins qui tenait en main l’activité de la population. En opposition à ce monde sévère et triste, ils ne pouvaient réagir directement. Je fut donc leur porte-parole, je représentais le personnage idéal, puisque comme eux j’aime la vie, la fêter à travers de grandes ripailles de tripes, de poulets, de porcs et de bons vins. | ![]() |
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| En me fêtant, pour la moindre occasion, ils montraient à leurs oppresseurs que malgré toutes les difficultés de la vie terrestre ils pouvaient profiter de chaque moment sans honte de ce qu’ils représentaient, « la populace » travailleuse mais aussi joyeuse. | ||
| Même lorsque les temps ont changé, que les conditions de vie furent moins difficiles les vieux Langognards continuèrent à faire la fête en suivant mon exemple. | ||
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En mon honneur, depuis le 1er août 1869, une tête monumentale de 3.50
m, symbole du culte qui met voué, parcoure les rues de la ville, au milieu des chars
fleuris et de toute la population en liesse. Chaque année on me célèbre lors de la
fête de Langogne où les jeunes de la classe
(tous ceux qui ont 18 ans dans l’année) me costument aux goûts du jour : «
zorro,
clowns, cow-boy, extraterrestre… ». Aujourd’hui je fais parti de chaque Langonais et à travers eux je vis pour toujours". |
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